vendredi 6 novembre 2009

L'ESPRIT D'EQUIPE

L’esprit d’équipe selon la philosophie de Vince Lombardi, l’un des plus grands entraîneurs de l’histoire du football, repose sur trois éléments indissociables :

-Des objectifs communs
-Des aptitudes et des capacités complémentaires
-Une confiance mutuelle

Les objectifs communs créent l’envie et l’énergie. Créer un consensus est l’un des premiers challenges pour un leader. Les leaders ne donnent pas à chacun un vote mais doivent donner à chacun une voix. Les équipes s’engageront à remplir un objectif si elles participent dans la prise de décision.
Une équipe dans laquelle chaque joueur partage la même vision est une équipe motivée, une équipe qui tend à supprimer ce vide qui la sépare de ce qu’elle est et ce qu’elle peut devenir. D’autre part, la motivation vient de ce fossé qui existe entre ce que les choses sont et la manière dont un individu ou une équipe voudrait qu’elles soient. Les objectifs communs apprennent à un individu à placer ses désirs après ceux du groupe.

Chaque homme doit contribuer à l’esprit, l’âme d’une équipe et c’est cet esprit qui rassemble et rapproche 11 hommes talentueux en une force commune.

Les aptitudes et les capacités complémentaires, bien sûr, sont ce qui fait la beauté du football. Les gens jouent et regarde le football afin de vivre cette sensation unique qui résulte du mélange de bons ingrédients- l’intelligence, l’expérience et l’envie-qui à l’issu d’un match détermine un vainqueur. Concocter ce mélange et motiver les joueurs qui y contribuent est ce qui sépare un bon entraîneur du reste de ces compères. Une équipe qui gagne accepte les forces, les faiblesses et la contribution de chacun. Ce qu’il faut savoir également c’est que la manière dont les membres d’une équipe interagissent entre eux est l’une des clés qui détermine le succès.

Le business est une machine très complexe, l’un des ses composants sont les hommes et tout comme dans une équipe de football, il est alors vital qu’il ait une synergie entre ces personnes.

La confiance mutuelle : Les mardis, les Packers faisaient des séances vidéo du match précédent. Chaque jeu était analysé encore et encore parce que l’effort de chaque joueur était examiné minutieusement et sous la critique de Coach Lombardi et cela devant tout l’effectif. De plus, les jeudis, le staff technique évaluait les joueurs un à un et sur chaque jeu, et les notes étaient ensuite affichées dans le vestiaire afin d’être visible de tous. Les joueurs craignaient les critiques de Lombardi, ce qui les motivait davantage à bien jouer le dimanche. Lorsqu’un joueur se faisait réprimander par Lombardi le jeudi, c’était de sorte que ce joueur ne refasse pas la même erreur une seconde fois. Après tout, la dernière chose que tout le monde dans l’équipe souhaitait, c’était de laisser tomber ses coéquipiers. Mais la réelle préoccupation et la motivation principale était leur performance du dimanche car il ne fallait pas faire mauvaise impression aux yeux des ses coéquipiers les mardis et jeudis. Personne ne voulait que ses camarades pensent qu’un joueur ne puisse faire son travail ou que celui-ci ne puisse plus faire partie du groupe.

Il faut créer dans une équipe un sentiment d’unité, de dépendance vis-à-vis des autres, une force qui résultera de cette unité.


Extrait tiré de « What it Takes to Be #1” de Vince Lombardi
Traduction: Yannick Lecroart

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